pénélope dalida

pénélope dalida
a vous de jugés! ma ressemblence fard de notre grande dame de la chanson française madame dalida.mon site :http://artistepenelope.free.fr ou http://www.misspenelope-jolicoeur.com/index.html

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 16:21

Modifié le dimanche 11 mars 2007 18:09

miss dalida

miss dalida
Le Caire/Paris, le 25 décembre 1954...
Une jeune fille brune au corps de reine, vit dans cet avion l'aventure de sa vie.
À mi- distance entre les lumières de sa ville et une ville-lumière idéalisée, à vol d'oiseau entre l'Orient et l'Occident, Yolanda Gigliotti s'abandonne aux mille rêves qui se bousculent dans sa tète des rêves fous, naïfs, de gloire et de bonheur, mais aussi - et surtout - des rêves de cinéma qui justifient cet exil. Animée d'une foi et d'une détermination à faire vaciller les pyramides, Yolanda attend son heure...


"Tu m'étais destiné"
C'est à Choubrah modeste quartier du Caire que le 17 janvier 1933 des émigrés Italiens fêtaient la naissance de Yolanda.
À 16 ans, ayant terminé ses études chez les s½urs, elle devient secrétaire dans une affaire d'import-export. Après avoir remporté le prix de " Miss Ondine" en 1954, en cachette de ses parents, Yolanda se présente au concours de beauté pour l'élection de " Miss Égypte 1954 " à sa grande surprise elle est élue. Naturellement, elle a envie de faire du cinéma. Elle tourne dans un film Egyptien " Un verre et une cigarette ". Elle rencontre un metteur en scène Français qui lui offre un petit rôle dans le film, " Le masque de Toutankhamon ". Entre les prises de vue Yolanda chante sans cesse. Marco de Gastyne, frappé par le timbre de sa voix, lui conseille de monter à Paris tenter sa chance. Le 24 décembre 1954, Yolanda qui s'appelle à présent Dalila débarque à Paris. Elle rôde dans les studios, passe des auditions : " Patientez on vous écrira..." À cette époque, Bruno Coquatrix et Europe 1 organisent à l'Olympia une émission consacrée aux nouveaux talents " Les numéros 1 de demain ".
Pour la petite histoire tout a commencé en 1956, son destin s'est joué lors d'une partie de 421, Eddy Barclay et Lucien Morisse décident d'aller écouter les nouveaux talents ou la future Dalida était venue tenter sa chance. Impressionnés par sa beauté et son timbre de voix, ces trois hommes allaient décider de sa carrière. Eddy Barclay devient son premier producteur, Lucien Morisse son pygmalion et Bruno Coquatrix lui ouvre les portes de son music-hall. Dès son deuxième disque, ce fut le triomphe, " Bambino "envahit les juke-box, les ondes, les télévisions. . Tout Paris et la France entière" banbinèrent ". Il avait fallu un an pour en arriver là, c'était la gloire.

" Le temps des fleurs "
Le phénomène Dalida peut être considéré comme l'une des plus grandes réussites d'après guerre. Depuis Bambino en 1956, 55 fois son nom a été inscrit No 1 dans le monde, plus de 125 millions de disques vendus !
Jalonné par une imposante liste de records battus (première artiste à recevoir un disque d'or ainsi qu'un disque de Diamant, la première à avoir suscité en Europe le phénomène de Fans, l'initiatrice du mouvement disco en France, la première à remplir pendant trois semaines le Palais des sports...etc.). Ses succès ont été couronnés par plusieurs disques d'or, de platine et de Diamants (elle fut la première à l'avoir obtenu en 1981). Dalida a reçu 2 fois l'Oscar Mondial du disque en 1963 et 1974. En 1963 la maison des intellectuels nommait Dalida " Commandeur des arts, sciences et lettres " Le 5 décembre, elle recevait la médaille de la ville de Paris ainsi que la médaille de la Présidence de la République offerte par le Général de Gaulle, récompense qu'aucun autre artiste n'ai jamais reçu.

Dalida Forever - Copyright © 2005


Les Années 50


Lui sont favorables. On la nomme " Mademoiselle juke-box " . Elle figure dans tous les hit-parades de l'époque devant Piaf et Bécaut. Elle devient un modèle pour les jeunes filles qui d'un trait d'eye-liner se donnent des airs à la Dalida.

Dalida Forever - Copyright © 2005


Les Années 60


Dalida surfe dessus et actualise son répertoire sur des airs de twist. Beaucoup de jeunes artistes débutants reprendront ses succès dont Johnny Hallyday. Elle reste une idole et accumule les récompenses en France comme à l'étranger.

Dalida Forever - Copyright © 2005


Les Années 70

Dalida a beaucoup souffert sentimentalement, mais sa carrière reste indemne. C'est une autre femme, elle a mûri et son répertoire s'en ressent. Elle chante maintenant " Avec le temps" de Léo Férré "Je suis malade" de Serge Lama à la grande satisfaction de leurs créateurs respectifs qui voient ces classiques connaître une seconde vie et annoncer la nouvelle Dali. Elle crée : "Il venait d'avoir 18 ans" et "Gigi l'amoroso" qui feront le tour du monde et enregistre le légendaire duo avec Alain Delon "Paroles, paroles".

Dalida Forever - Copyright © 2005


Année 76

Peu de temps après et à la surprise générale, Dalida s'impose en force et en beauté là où personne ne l'attend, c'est à dire en pleine mouvance Disco. Pionnière incontestée, ("J'attendrai version 76" est le tout premier tube disco Français) elle s'offre même le luxe, avec Génération 78 qui fait l'objet du 1er medley et du premier vidéo-clip hexagonal, de supplanter plusieurs maîtres du genre sur leur propre territoire. Showwoman de choc vêtue de somptueuses robes pailletées fendues jusqu'à la hanche.


Au cours des Années 80 ...
Dalida engage le chorégraphe de John Travolta : Lester Wilson et se produit au Palais des sports pendant trois semaines. Ce sera la première vedette féminine à se produire sur une scène aussi importante. Elle fera un triomphe. Devant un tel succès, Dalida enchaîne, quelques mois plus tard, sur la scène de l'Olympia et fête ses vingt-cinq ans de carrière. Pour ne pas être en reste, le petit écran fait d'elle la figure préféré des shows de Maritie et Gilbert Carpentier qui lui consacre d'innombrables émissions.

Dalida Forever - Copyright © 2005
Palais des sports 1980

" Voilà pourquoi je chante "
Au cours de ses trente-sept années de succès ininterrompu, elle trouvera le temps de tourner quelques films, mais devra attendre 1986 pour trouver un vrai rôle de composition. Elle n'hésitera pas à se vieillir pour être l'héroïne du film de Youssef Chahine " Le sixième jour " dans lequel elle se révélera être une grande tragédienne. La critique saluera sa performance. Mais du haut de leur piédestal en porcelaine, même les déesses ont du vague à l'âme et le blues au c½ur, Dalida n'échappe pas à la règle. La légende qui se nourrit de destins tragiques exceptionnels est déjà en marche. Toutes ces années de travail l'ont fatiguée, éprouvée. Elle se sent de plus en plus seule et pense que si elle a réussi sa vie d'artiste, elle a raté sa vie de femme. Elle n'a pas de mari, pas d'enfant, les années commencent à lui peser.
Elle interprète : "Moi, je veux mourir sur scène... "
Mais considérant que la vie ne peut plus rien lui apporter, elle décide de s'endormir à jamais, dans la nuit du 2 mai 1987 et laisse pour dernier message :
" Pardonnez-moi, la vie m'est insupportable "

La France et le monde entier salueront sa mémoire.

1987/2005...Dix huit ans plus tard...
Dalida est plus présente que jamais, les cinq nouveaux compacts produits par Orlando avec des accompagnements totalement réactualisés, créent l'évènement et affolent les discothèques, les radios et surtout les bacs des disquaires. Sur grand écran, les tubes de Dali ponctuent quelques-uns des plus gros succès Cinéma Français :
Mina Tannenbaum - Gazon maudit - Un air de famille - Pédale douce - On connaît la chanson - Recto/Verso - Absolument Fabuleux...

Le 24 avril 1997 a été inauguré à Paris (Montmartre) une place qui désormais porte le nom de Dalida. Son buste réalisé par le sculpteur Alsan trône sur cette place, comme Jeanne d'Arc et Sarah Bernard les deux seules femmes à avoir leur statue à Paris. Elégance suprême, voilà même Dalida partie pour réaliser le plus naturellement du monde l'an 2005 qu'elle célébrait déjà en 1969, surprenant ? Absolument pas. Après tout les étoiles ont éternellement raison, surtout celles qui nées sous le ciel d'Egypte,brillent forcément depuis (et pour) toujours.

Dalida Forever - Copyright © 2005

Paris/le Caire, Début 1986
Dans l'avion qui la ramène vers l'Egypte, une femme s'apprête à rejoindre -enfin- son rêve d'enfant et va boucler la boucle.
Plus de trente années la séparent de ce moment ou Yolanda, la fille de Choubrah - Quartier du Caire qui l'a vue naître - a voulu, plus que tout au monde, briller de tous ses feux sur des écrans de gloire. Les hasards d'une vie incroyable ont bien sûr eu leur mot à dire : En deux temp(o)s, trois mouvements et un millier de chansons, les écrins de music-hall ont remplacé avantageusement les écrans de cinéma dans l'irrésistible ascension de Yolanda. Et le plus beau personnage créé par celle-ci, sculpté jours après jours et au plus profond de son âme, c'est celui de DALIDA, figure on ne peut plus mythique de la chanson, toutes générations et tous continents réunis.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 16:24

pénélope est cruélla

pénélope est cruélla
personnage de walt disney que je m'amuse a représenté sur scéne qui me fut inspiré par glenn close dans le film des 101 dalmatiens.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 16:32

les 101 dalmatiens

les 101 dalmatiens
un dessin animé de walt disney qui berça ma petite enfançe.

dessin animé qui raconte l'histoire de Pongo, un dalmatien intelligent qui s'arrange pour épouser la femelle de son choix, Perdita, tout en faisant marier son maître, Roger Radcliff, avec la jolie maîtresse de Perdita, Anita. Bientôt, Perdita donne naissance à 15 chiots, que la méchante Cruella D'Enfer parvient à faire kidnapper pour se faire faire un manteau de fourrure en dalmatien. Elle rassemble également d'autres chiots pour accomplir son objectif. Aidés des aboiements nocturnes, que tous les chiens utilisent à travers la ville et la campagne pour faire passer la nouvelle de la disparition des chiots, Pongo et Perdita se lancent à la recherche des 99 chiots qu'ils découvrent dans la demeure sinistre de Cruella, appelée Hell Hall. Pongo, Perdita, et les chiots parviennent à s'enfuir et grâce à diverses ruses, échappent à la poursuite de Cruella. Cruella et ses acolytes Horace et Jasper ont ce qu'ils méritent. Roger et Anita adoptent les chiots, et avec leur nouvelle famille de 101 dalmatiens et Nanny, leur gouvernante, projettent de construire une « Fondation de dalmatiens » et vivent heureux jusqu'à la fin de leurs jours.


Ce film fut le premier du genre à utiliser uniquement le procédé Xerox® pour transférer les dessins des animateurs sur le celluloïd. Avant cela, chaque dessin des animateurs devait être tracé à la main et à l'encre sur le celluloïd. Ce nouveau processus accéléra grandement la production, surtout dans un film qui comptait autant de chiens, tachetés en plus de cela. Il aurait été incroyablement long de dessiner à la main chacun des cellos. Le célèbre « Twilight Bark » (jappement du crépuscule), utilisé pour sauver les chiots, fut par la suite adopté comme titre du bulletin d'informations sur les films d'animation Disney. Notez l'orthographe anglaise de « Dalmatians ». Ce mot est sans doute le mot utilisé chez Disney qui entraîne le plus de fautes d'orthographe, la plupart des gens l'épelant « Dalmations ». La Dalmatie, toutefois est une région et les habitants et les chiens de cet endroit s'appellent les Dalmatiens.


Ce film a été réalisé par Wolfgang Reitherman, Hamilton Luske, et Clyde Geronimi, et est basé sur un livre de Dodie Smith. Les chansons « Cruella De Ville[sic] », « Dalmatian Plantation », et « Kanine Krunchies Commercial » ont été écrites par Mel Leven. Avec un budget de 4 millions de dollars, le film fut un énorme succès dès sa première sortie, et lors des sorties suivantes en 1969, 1979, 1985 et 1991. Il est sorti en cassette vidéo en 1992. Durée : 79 min. Voix : Rod Taylor (Pongo), Betty Lou Gerson (Cruella D'Enfer), Lisa Davis (Anita), Ben Wright (Roger), et Cate Bauer (Perdita).


En 1996, une version réelle avec de vrais acteurs des « 101 Dalmatiens » sortit, réalisée par Stephen Herek. Sorti le 27 novembre 1996, le film avait pour vedette Glenn Close (Cruella), Jeff Daniels (Roger), Joely Richardson (Anita), Hugh Laurie et Mark Williams (Jasper et Horace), et Joan Plowright (Nanny). Il fut filmé sur sept plateaux en Angleterre, aux Studios Shepperton, ainsi que dans divers lieux de Londres et des environs. L'une des tâches les plus difficiles fut de trouver et de dresser plus de 200 chiots dalmatiens. En outre, leur bien-être était un souci majeur pour les réalisateurs.
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# Posté le mercredi 26 juillet 2006 16:36

cendrillon

cendrillon
CENDRILLON


Un homme riche avait une femme qui tomba malade; et quand celle-ci sentit sa fin prochaine, elle appela à son chevet son unique fille et lui dit :
- Chère enfant, reste bonne et pieuse, et le bon Dieu t'aidera toujours, et moi, du haut du ciel, je te regarderai et te protégerai.
Puis elle ferma les yeux et rnourut. La fillette se rendit chaque jour sur la tombe de sa mère, pleura et resta bonne et pieuse. L'hiver venu, la neige recouvrit la tombe d'un tapis blanc. Mais au printemps, quand le soleil l'eut fait fondre, l'homme prit une autre femme.
La femme avait amené avec elle ses deux filles qui étaient jolies et blanches de visage, mais laides et noires de coeur. Alors de bien mauvais jours commencèrent pour la pauvre belle-fille.
Faut-il que cette petite oie reste avec nous dans la salle? dirent-elles. Qui veut manger du pain, doit le gagner. Allez ouste, souillon!
Elles lui enlevèrent ses beaux habits, la vêtirent d'un vieux tablier gris et lui donnèrent des sabots de bois. " Voyez un peu la fière princesse, comme elle est accoutrée! ", s'écrièrent-elles en riant et elles la conduisirent à la cuisine. Alors il lui fallut faire du matin au soir de durs travaux, se lever bien avant le jour, porter de l'eau, allumer le feu, faire la cuisine et la lessive. En outre, les deux soeurs lui faisaient toutes les misères imaginables, se moquaient d'elle, lui renversaient les pois et les lentilles dans la cendre, de sorte qu'elle devait recommencer à les trier. Le soir, lorsqu'elle était épuisée de travail, elle ne se couchait pas dans un lit, mais devait s'étendre près du foyer dans les cendres. Et parce que cela lui donnait toujours un air poussiéreux et sale, elles l'appelèrent " Cendrillon ".
Il arriva que le père voulut un jour se rendre à la foire; il demanda à ses deux belles-filles ce qu'il devait leur rapporter.
- De beaux habits, dit l'une. - Des perles et des pierres précieuses, dit la seconde.
- Et toi, Cendrillon, demanda-t-il, que veux-tu?
- Père, le premier rameau qui heurtera votre chapeau sur le chemin du retour, cueillez-le pour moi.
Il acheta donc de beaux habits, des perles et des pierres précieuses pour les deux soeurs, et, sur le chemin du retour, en traversant à cheval un vert bosquet, une branche de noisetier l'effleura et fit tomber son chapeau. Alors il cueillit le rameau et l'emporta. Arrivé à la maison, il donna à ses belles-filles ce qu'elles avaient souhaité et à Cendrillon le rameau de noisetier. Cendrillon le remercia, s'en alla sur la tombe de sa mère et y planta le rameau, en pleurant si fort que les larmes tombèrent dessus et l'arrosèrent. Il grandit cependant et devint un bel arbre. Cendrillon allait trois fois par jour pleurer et prier sous ses branches, et chaque fois un petit oiseau blanc venait se poser sur l'arbre. Quand elle exprimait un souhait, le petit oiseau lui lançait à terre ce quelle avait souhaité.
Or il arriva que le roi donna une fête qui devait durer trois jours et à laquelle furent invitées toutes les jolies filles du pays, afin que son fils pût se choisir une fiancée. Quand elles apprirent qu'elles allaient aussi y assister, les deux soeurs furent toutes contentes; elles appelèrent Cendrillon et lui dirent -
-Peigne nos cheveux, brosse nos souliers et ajuste les boucles, nous allons au château du roi pour la noce.
Cendrillon obéit, mais en pleurant, car elle aurait bien voulu les accompagner, et elle pria sa belle-mère de bien vouloir le lui permettre.
Toi, Cendrillon, dit-elle, mais tu es pleine de poussière et de crasse, et tu veux aller à la noce? Tu n'as ni habits, ni souliers, et tu veux aller danser?
Mais comme Cendrillon ne cessait de la supplier, elle finit par lui dire :
-J'ai renversé un plat de lentilles dans les cendres; si dans deux heures tu les as de nouveau triées, tu pourras venir avec nous.
La jeune fille alla au jardin par la porte de derrière et appela : " Petits pigeons dociles, petites tourterelles et vous tous les petits oiseaux du ciel, venez m'aider à trier les graines :
les bonnes dans le petit pot,
les mauvaises dans votre jabot. "

Alors deux pigeons blancs entrèrent par la fenêtre de la cuisine, puis les tourterelles, et enfin, par nuées, tous les petits oiseaux du ciel vinrent en voletant se poser autour des cendres. Et baissant leurs petites têtes, tous les pigeons commencèrent à picorer : pic, pic, pic, pic, et les autres s'y mirent aussi : pic, pic, pic, pic, et ils amassèrent toutes les bonnes graines dans le plat. Au bout d'une heure à peine, ils avaient déjà terminé et s'envolèrent tous de nouveau. Alors la jeune fille, toute joyeuse à l'idée qu'elle aurait maintenant la permission d'aller à la noce avec les autres, porta le plat à sa marâtre. Mais celle-ci lui dit :
- Non, Cendrillon, tu n'as pas d'habits et tu ne sais pas danser : on ne ferait que rire de toi.
Comme Cendrillon se mettait à pleurer, elle lui dit :
- Si tu peux, en une heure de temps, me trier des cendres deux grands plats de lentilles, tu nous accompagneras. - Car elle se disait qu'au grand jamais elle n'y parviendrait.
Quand elle eut jeté le contenu des deux plats de lentilles dans la cendre, la jeune fille alla dans le jardin par la porte de derrière et appela : " Petits pigeons dociles, petites tourterelles, et vous tous les petits oiseaux du ciel, venez m'aider à trier les graines :
les bonnes dans le petit pot,
les mauvaises dans votre jabot.

Alors deux pigeons blancs entrèrent par la fenêtre de la cuisine, puis les tourterelles, et enfin, par nuées, tous les petits oiseaux du ciel vinrent en voletant se poser autour des cendres. Et baissant leurs petites têtes, tous les pigeons commencèrent -à picorer: pic, pic, pic, pic, et les autres s y mirent aussi : pic, pic, pic, pic, et ils ramassèrent toutes les bonnes graines dans les plats. Et en moins d'une demi-heure, ils avaient déjà terminé, et s'envolèrent tous à nouveau. Alors la jeune fille, toute joyeuse à l'idée que maintenant elle aurait la permission d'aller à la noce avec les autres, porta les deux plats à sa marâtre. Mais celle-ci lui dit :
- C'est peine perdue, tu ne viendras pas avec nous, car tu n'as pas d'habits et tu ne sais pas danser; nous aurions honte de toi.
Là-dessus, elle lui tourna le dos et partit à la hâte avec ses deux filles superbement parées.
Lorsqu'il n'y eut plus personne à la maison, Cendrillon alla sous le noisetier planté sur la tombe de sa mère et cria
Petit arbre, ébranle-toi, agite-toi,
jette de l'or et de l'argent sur moi. "

Alors l'oiseau lui lança une robe d'or et d'argent, ainsi que des pantoufles brodées de soie et d'argent. Elle mit la robe en toute hâte et partit à la fête. Ni ses soeurs, ni sa marâtre ne la reconnurent, et pensèrent que ce devait être la fille d'un roi étranger, tant elle était belle dans cette robe d'or. Elles ne songeaient pas le moins du monde à Cendrillon et la croyaient au logis, assise dans la saleté, a retirer les lentilles de la cendre. Le fils du roi vint à sa rencontre, a prit par la main et dansa avec elle. Il ne voulut même danser avec nulle autre, si bien qu'il ne lui lâcha plus la main et lorsqu'un autre danseur venait l'inviter, il lui disait : " C'est ma cavalière ".
Elle dansa jusqu'au soir, et voulut alors rentrer. Le fils du roi lui dit : " je m'en vais avec toi et t'accompagne ", car il voulait voir à quelle famille appartenait cette belle jeune fille. Mais elle lui échappa et sauta dans le pigeonnier. Alors le prince attendit l'arrivée du père et lui dit que la jeune inconnue avait sauté dans le pigeonnier. " Serait-ce Cendrillon? " se demanda le vieillard et il fallut lui apporter une hache et une pioche pour qu'il pût démolir le pigeonnier. Mais il n'y avait personne dedans. Et lorsqu'ils entrèrent dans la maison, Cendrillon était couchée dans la cendre avec ses vêtements sales, et une petite lampe à huile brûlait faiblement dans la cheminée; car Cendrillon avait prestement sauté du pigeonnier par- derrière et couru jusqu'au noisetier; là, elle avait retiré ses beaux habits, les avait posés sur la tombe, et l'oiseau les avait remportés; puis elle était allée avec son vilain tablier gris se mettre dans les cendres de la cuisine.
Le jour suivant, comme la fête recommençait et que ses parents et ses soeurs étaient de nouveau partis, Cendrillon alla sous le noisetier et dit :
Petit arbre, ébranle-toi, agite-toi,
jette de l'or et de l'argent sur moi. "

Alors l'oiseau lui lança une robe encore plus splendide que celle de la veille. Et quand elle parut à la fête dans cette toilette, tous furent frappés de sa beauté. Le fils du toi, qui avait attendu sa venue, la prit aussitôt par la main et ne dansa qu'avec elle. Quand d'autres venaient l'inviter, il leur disait : " C'est ma cavalière ". Le soir venu, elle voulut partir, et le fils du roi la suivit, pour voir dans quelle maison elle entrait, mais elle lui échappa et sauta dans le jardin derrière sa maison. Il y avait là un grand et bel arbre qui portait les poires les plus exquises, elle grirnpa entre ses branches aussi agilement qu'un écureuil, et le prince ne sut pas où elle était passée. Cependant il attendit l'arrivée du père et lui dit :
- La jeune fille inconnue m'a échappé, et je crois qu'elle a sauté sur le poirier.
" Serait-ce Cendrillon? " pensa le père qui envoya chercher la hache et abattit l'arbre, mais il n'y avait personne dessus. Et quand ils entrèrent dans la cuisine, Cendrillon était couchée dans la cendre, tout comme d'habitude, car elle avait sauté en bas de l'arbre par l'autre côté, rapporté les beaux habits à l'oiseau du noisetier et revêtu son vilain tablier gris. Le troisième jour, quand ses parents et ses soeurs furent partis, Cendrillon retourna sur la tombe de sa mère et dit au noisetier :
" Petit arbre, ébranle-toi, agite-toi,
jette de l'or et de l'argent sur moi. "
Alors l'oiseau lui lança une robe qui était si somptueuse et si éclatante qu'elle n'en avait encore jamais vue de pareille, et les pantoufles étaient tout en or. Quand elle arriva à la noce dans cette parure, tout le monde fut interdit d'admiration. Seul le fils du roi dansa avec elle, et si quelqu'un l'invitait, il disait : " C'est ma cavalière ".
Quand ce fut le soir, Cendrillon voulut partir, et le prince voulut l'accompagner, mais elle lui échappa si vite qu'il ne put la suivre. Or le fils du roi avait eu recours à une ruse : il avait fait enduire de poix tout l'escalier, de sorte qu'en sautant pour descendre, la jeune fille y -avait laissé sa pantoufle gauche engluée. Le prince la ramassa, elle était petite et mignonne et tout en or.
Le lendemain matin, il vint trouver le vieil homme avec la pantoufle et lui dit :
- Nulle ne sera mon épouse que celle dont le pied chaussera ce soulier d'or.
Alors les deux soeurs se réjouirent, car elles avaient le pied joli. L'aînée alla dans sa chambre pour essayer le soulier en compagnie de sa mère. Mais elle ne put y faire entrer le gros orteil, car la chaussure tait trop petite pour elle; alors sa mère lui tendit un couteau en lui disant :
- Coupe-toi ce doigt; quand tu seras reine, tu n'auras plus besoin d'aller à pied.
Alors la jeune fille se coupa l'orteil, fit entrer de force son pied dans le soulier et, contenant sa douleur, s'en alla trouver le fils du roi. Il la prit pour fiancée, la mit sur son cheval et partit avec elle. Mais il leur fallut passer devant la tornbe; les deux pet îts pigeons s'y trouvaient, perchés sur le noisetier, et ils crièrent :
" Ro cou-cou, roucou-cou et voyez là,
Dans la pantoufle, du sang il y a:
Bien trop petit était le soulier;
Encore au logis la vraie fiancée "
Alors il regarda le pied et vit que le sang en coulait. Il fit faire demi-tour à son cheval, ramena la fausse fiancée chez elle, dit que ce n'était pas la véritable jeune fille et que l'autre soeur devait essayer le soulier. Celle-ci alla dans sa chambre, fit entrer l'orteil, mais son talon était trop grand. Alors sa mère lui tendit un couteau en disant :
- Coupe-toi un bout de talon; quand tu seras reine, tu n'auras plus besoin d'aller à pied.
La jeune fille se coupa un bout de talon, fit entrer de force son pied dans le soulier et, contenant sa douleur, s'en alla trouve le fils du roi. Il la prit alors pour fiancée, la mit sur son cheval et partit avec elle. Quand ils passèrent devant le noisetier, les deux petits pigeons s'y trouvaient perchés et crièrent :
Roucou-cou, Roucou-cou et voyez là,
Dans la pantoufle, du sang il y a:
Bien trop petit était le soulier;
Encore au logis la vraie fiancée."

Le prince regarda le pied et vit que le sang coulait de la chaussure et teintait tout de rouge les bas blancs. Alors il fit faire demi-tour à son cheval, et ramena la fausse fiancée chez elle.
Ce n'est toujours pas la bonne, dit-il, n'avez-vous point d'autre fille?
-Non, dit le père, il n'y a plus que la fille de ma défunte femme, une misérable Cendrillon malpropre, c'est impossible qu'elle soit la fiancée que vous cherchez.
Le fils du roi dit qu'il fallait la faire venir, mais la mère répondit :
-Oh non! la pauvre est bien trop sale pour se montrer.
Mais il y tenait absolument et on dut appeler Cendrillon. Alors elle se lava d'abord les mains et le visage, puis elle vint s'incliner devant le fils du roi, qui lui tendit le soulier d'or. Elle s'assit sur un escabeau, retira son pied du lourd sabot de bois et le mit dans la pantoufle qui lui allait comme un gant. Et quand elle se redressa et que le fils du roi vit sa figure, il reconnut la belle jeune fille avec laquelle il avait dansé et s'écria :
- Voilà la vraie fiancée!
La belle-mère et les deux soeurs furent prises de peur et devinrent blêmes de rage. Quant au prince, il prit Cendrillon sur son cheval et partit avec elle. Lorsqu'ils passèrent devant le noisetier, les deux petits pigeons blancs crièrent :
"Rocoucou, Roucou-cou et voyez là,
Dans la pantoufle, du sang plus ne verra
Point trop petit était le soulier,
Chez lui, il mène la vraie fiancée."

Et après ce roucoulement, ils s'envolèrent tous deux et descendirent se poser sur les épaules de Cendrillon, l'un à droite, l'autre à gauche et y restèrent perchés.
Le jour où l'on devait célébrer son mariage avec le fils du roi, ses deux perfides soeurs s'y rendirent avec l'intention de s'insinuer dans ses bonnes grâces et d'avoir part à son bonheur. Tandis que les fiancés se rendaient à l'église, l'aînée marchait à leur droite et la cadette à leur gauche : alors les pigeons crevèrent un oeil à chacune celles. Puis, quand ils s'en revinrent de l'église, l'aînée marchait à leur gauche et la cadette à leur droite : alors les pigeons crevèrent l'autre oeil à chacune d'elles. Et c'est ainsi qu'en punition de leur méchanceté et de leur perfidie, elles furent aveugles pour le restant de leurs jours.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 16:39